Sony aurait dans la mire Square Enix Tokyo

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Dans une entrevue avec GamesIndustry, Stéphane D’Astous, fondateur d’Eidos Montréal, aurait parlé d’un possible rachat de Square Enix Tokyo par Sony

Pour ceux qui se souviennent, les studios d’Eidos Montréal, de Square Enix Montréal, de Crystal Dynamics ainsi que toute la propriété intellectuelle ont été vendu pour la très modique somme de 300 millions de dollars à Embracer Group (THQ Nordic, Gearbox, 3D Realms, Aspyr Media, etc.), créant une véritable onde de choc dans le monde du gaming.

À cette même date, les courriels se mirent à fuser de toute part et les sonneries d’appels téléphoniques se mirent à retentirent chez Stéphane D’Astous, fondateur d’Eidos Montréal ayant quitté l’entreprise le 23 juillet 2013 suite à des différences irréconciliables avec la direction de Square Enix dont un manque de leadership, de courage et de communication.

La plupart des courriels et des appels étaient d’anciens employés qui avaient besoin de conseils à savoir ce qui se passait et, également, si la transaction était une bonne idée ou s’il fallait s’inquiéter.

Même si D’Astous a été surpris par le prix de vente, il n’a pas été très surpris de l’évolution de la relation entre les studios et Square Enix, affirmant qu’il se doutait qu’une telle transaction était évidente et ce, même avant qu’il ne quitte l’entreprise en 2013.

« C’était prévisible! Je suis parti parce qu’il manquait des choses au siège social. Eidos a une grande tradition d’équipes de développement, mais ils n’ont pas une connaissance supérieure de la façon de vendre leurs jeux et c’était assez clair. Regardez tous les grands jeux qu’Eidos a fait et, à part Tomb Raider à l’époque, les Hitmans et tous ceux-là auraient pu être des projets qui vendent plus de six, sept ou même huit millions d’unités. Deus Ex aurait pu également se vendre autant également. Nous avons atteint de bons chiffres, ne vous méprenez pas, mais j’ai toujours pensé que la façon de vendre des jeux d’Eidos était si traditionnelle et conventionnelle que ce n’était pas innovant et donnait toujours l’impression de sous-estimer la qualité des jeux. »

Stéphane D’Astous, fondateur et ex-directeur général d’Eidos Montréal

Fondé deux ans avant l’acquisition de l’éditeur britannique par Square Enix, Eidos Montréal n’était à l’époque que le quatrième studio majeur à Montréal, aux côtés de Behavior Interactive et des équipes d’Ubisoft et d’Electronic Arts.

Le studio avait trois pipelines de production : la reprise des séries Deus Ex et Thief et soutenir Crystal Dynamics sur la relance de Tomb Raider en gérant le composant multijoueur de la franchise.

« J’espérais que lorsque Square Enix a acheté Eidos en 2009, cela changerait les choses. »

Stéphane D’Astous, fondateur et ex-directeur général d’Eidos Montréal

D’Astous était également présent alors que Square Enix et Crystal Dynamics ont signé un accord multi-projets avec Marvel, qui a finalement conduit aux Marvel’s Avengers ainsi qu’à Marvel’s Guardians of the Galaxy qui, bien qu’ils aient été bien accueillis par la critique, a présumément été en deçà des attentes initiales selon l’éditeur.

Toujours selon D’Astous, Square Enix Japan n’était pas aussi engagé qu’il l’espérait au départ. De plus, il y aurait des rumeurs, évidemment, qu’avec toutes ces activités de fusions et d’acquisitions, que Sony aimerait vraiment avoir Square Enix au sein de PlayStation Studios.

« J’ai entendu des rumeurs selon lesquelles Sony aurait dit qu’il était vraiment intéressé par Square Enix Tokyo mais pas par le reste (les studios américains). Je pense que le PDG de Square Enix, Yosuke Matsuda, a décidé de faire une sorte de vente de garage pour se débarasser de ce qu’il n’avait plus besoin. »

Stéphane D’Astous, fondateur et ex-directeur général d’Eidos Montréal

Ceci expliquerait du même coup pourquoi les trois studios AAA ont été vendus pour la somme dérisoire de 300 millions quand on prend en considération qu’Embracer Group a acheté Gearbox à lui seul pour 1.3 milliards.

Le Bêta-Testeur

Père de famille, gamer, chroniqueur pour Métro Média, développeur de jeu indépendant et programmeur dans la vie de tous les jours : j'initie mes enfants au plaisir du gaming avec les classiques des anciennes générations ainsi que les jeux récents.

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