TEST – Deedlit in Wonder Labyrinth est un jeu qui oeuvre dans la nostalgie d’un bout à l’autre

Durée de lecture: 6 minutes

Qu’arrive-t-il lorsque vous combinez la nostalgie et que vous y incorporez un style de jeu tout aussi rétro? Vous obtenez un jeu comme Deedlit in Wonder Labyrinth qui vous donne envie de vivre et de revivre cet épopée

Pour plusieurs, le nom Deedlit dit quelque chose mais… vous n’êtes pas en mesure de mettre le doigt sur LA chose. Par contre, si on mentionne Parn, Ghim, Etoh, Slayn et Woodchuck, ça vous rappelle quelque chose d’encore plus concret! Ajoutez les noms de Pirotess, Karla la sorcière grise ou Shooting Star le dragon rouge, LÀ, vous savez de quoi je parle, surtout si vous êtes dans la fin trentaine et le début quarantaine : Les Chroniques de la Guerre de Lodoss (Record of Lodoss War).

Adaptation en série animée de 27 épisodes de 20 minutes créée en 1998 d’après le manga éponyme de Ryō Mizuno, la série débute cinq ans après la mort de Ghim, racontant une histoire alternative au manga.

Et bien voici que, plus de 30 ans plus tard, les équipes de Team Ladybug et de Why So Serious? ont décidé de rendre hommage à cette série une ultime fois. Sous la supervision de nul autre que Ryō Mizuno, ce metroidvania de type plateformeur 2D raconte l’histoire de Deedlit et des événements qui ont amené aux Chroniques de la Guerre de Lodoss: Le diadème de l’Alliance. D’ailleurs, pour les fans de la série qui ne sont pas au courant, il s’agit d’une nouvelle série littéraire de Ryō Mizuno qui prend place 100 ans après les événements précédent, mettant en vedette Deedlit en tant que protagoniste.

Au niveau du gameplay

Deedlit in Wonder Labyrinth: Record of Lodoss War est un jeu que j’aime à bien comparer à Castlevania: Symphony of the Night. Sorti le 27 mars dernier, Le jeu repose sur une mécanique de type metroidvania bien encrée avec son plateformeur 2D, sa gestion des équipements et des statistiques, des compétences à trouver ça et là qui vous permettront d’accéder à certains endroits que vous n’aviez pas accès par le passé, etc. Parmi les compétences à trouver, il s’agit en fait des esprits Sylph et Salamander. Vous trouverez également, par le biais de recherches, des Power UP pour vos esprits, leur permettant de combattre à vos côtés et des compétences complémentaires comme le double saut.

Les armes et les compétences

Au niveau des armes et des compétences, Deedlit in Wonder Labyrinth vous permet de vous battre avec des armes à manier, comme les épées, les gourdins, les lances et les haches. À cela, vous avez également la possibilité d’utiliser des arcs ainsi que des incantations pour des attaques à distance. En général, tout se trouve en tuant des ennemis ou en parcourant la carte. Cependant, il peut arriver que vous tombiez sur Ghim qui, en guise de marchand, vous proposera quelques armes et objets en échange de pièces d’or.

Les esprits

Deux esprits se joindront à vous tout au long de votre périple : Sylph, l’esprit de l’air et Salamander, l’esprit de feu. Grâce à Sylph, vous aurez la possibilité de flotter gracieusement dans les airs à un certain niveau du sol, par-dessus des pièges ou même de l’eau. De son côté, Salamander vous permettra de plonger dans la lave brûlante sans subir de dégâts. Bien entendu, d’utiliser les esprits élémentaux vous permettra également d’infliger des dégâts de type « Air » ou de type « Feu » à vos assaillants.

De plus, Sylph vous immunisera contre les attaques de vent et Salamander, des attaques de feu. Il s’agit également de la même mécanique lorsque vous rencontrerez des murs magiques aux couleurs des éléments.

Petit astuce : vous pouvez frapper vos ennemis même en volant grâce aux pouvoirs de Sylph et, lorsque vous glisserez au sol avec Salamander, vous ne subirez aucun dégât si vous glissez dans les jambes d’un ennemi.

La mécanique des combats

Les combats sont, à mon avis, très intéressants car ils exigent minutie, précision, rapidité et stratégie. Plus vous tuez d’ennemis sans être touché, plus vous accumulez des cubes de la couleur de l’élément adverse (par exemple, si vous tuez des ennemis avec Salamander, vous accumulez des cubes bleus pour Sylph), montant le niveau d’attaque de l’esprit jusqu’au niveau 3. Une fois le niveau 3 atteint, vous aurez la possibilité de regénérer votre vie si vous utilisez l’esprit en question. Mais attention, le moindre dégât vous fera perdre un niveau à l’esprit et il ne vous regénèrera plus. Également, plus le niveau de l’esprit utilisé en combat est élevé, plus les dégâts que vous infligerez seront importants.

Certaines créatures seront tolérantes, voire même insensible, à certaines armes ou à certains éléments. Il vous faudra donc regarder minutieusement s’il indique des dégâts ou, en bas à droite de l’écran, les dés de dégâts infligés. S’il s’agit d’un dé bleu, c’est qu’il est faible contre l’arme ou l’élément (ou les deux). S’il est rouge, c’est qu’il résiste et subit moins de dégâts. S’il s’agit d’un 6, alors il est complètement insensible à vos assauts.

Par-dessus le marché, il vous arrivera très souvent de devoir affronter plusieurs ennemis dont l’un est l’opposé de l’autre. Il vous faudra donc apprendre rapidement à alterner entre épée et arc ou entre Sylph et Salamander.

Petit point rapide à prendre en considération : la montée en niveau via le gain d’expérience ne vous donnera pas de points de vie ou de points de mana additionnels. Ils vont plutôt augmenter vos autres statistiques jusqu’à un maximum de 99. Pour les points de vie ou les points de mana, il s’agit plutôt d’objets que vous trouverez, le plus souvent dans des pièces secrètes.

Pour conclure

Ce qui est le plus génial, dans tout ceci, est le côté graphique du jeu : de superbes animations 2D très fluides combinées à un décor et un parallaxe hors pair. Lorsque l’on parle d’animations, on parle entre autre des déplacements de Deedlit qui laissent une trainée ombragée derrière elle, de l’effet de légèreté lorsqu’elle plane ou des effets des armes et des projectiles qui explosent partout autour de nous. Très bien balancé et sans en avoir trop, le côté artistique du jeu est sublime et plus vous progressez dans le jeu, plus la nostalgie vous prend et vous donne envie de relire les mangas ou de vous replonger dans la série animée. La musique, quant à elle, n’est ni intrusive, ni déplaisante. Elle est là et elle se moule au jeu sans que l’on y porte vraiment attention.

Du côté négatif, je dirais que l’histoire du jeu est vraiment le point majeur. Deedlit se réveille dans le labyrinthe qui lui semble à la fois familier et mystérieux. Elle rencontrera ses alliés qui ne semblent pas tant la reconnaître mais ne semblent pas non plus comprendre où ils sont et feront fi des discussions que Deedlit tente d’avoir avec eux. Donc, en bout de ligne, elle semble reconnaître tous les alliés et tous les ennemis qui se présentent devant elle mais… on n’en sait pas plus sur la raison pourquoi elle est là et eux non plus.

Sinon, le seul point négatif que je peux donner d’autre est : pourquoi est-ce qu’il se termine en environ 8 heures?! J’en veux plus!!!

Un énorme « Merci » à Why So Serious? pour la copie du jeu!

Deedlit in Wonder Labyrinth

22.79$
8

Graphismes

9.1/10

Trame Sonore

7.4/10

Jouabilité

8.7/10

Scénario

7.1/10

Durée de vie

7.5/10

Pour

  • Graphismes superbement bien détaillés
  • Excellent metroidvania
  • Belle mécanique de combats
  • Belle mécanique des esprits
  • De la nostalgie à l'état pure

Contre

  • Histoire mal conçue
  • La musique est monotone
  • La durée de vie du jeu est trop courte

Le Bêta-Testeur

Père de famille, gamer, chroniqueur pour Métro Média, développeur de jeu indépendant et programmeur dans la vie de tous les jours : j'initie mes enfants au plaisir du gaming avec les classiques des anciennes générations ainsi que les jeux récents.

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