TEST – Fire Emblem Warriors: Three Hopes vous ramène revivre Three Houses Musou-style

Durée de lecture: 7 minutes

L’alliance KOEI TECMO et Nintendo continue de proposer des jeux fort intéressants

Décidément, Nintendo a le vent dans les voiles quand il s’agit de son partenariat avec KOEI TECMO pour créer des spin-offs de type Musou de ses franchises. Sans oublier que plus les titres sortent et plus ils sont meilleurs comparativement à leurs prédécesseurs. Eh bien voilà que Nintendo et KOEI TECMO persistent et signent en proposant, grâce à Intelligent Systems et Omega Force, un tout nouveau spin-off intitulé Fire Emblem Warriors: Three Hopes sur la Nintendo Switch.

Prenez l’excellent Fire Emblem: Three Houses, qui a été le jeu de la franchise ayant le plus grand record de ventes, et amenez son univers et son histoire sous une nouvelle perspective avec un univers parallèle dans lequel un mercenaire, plutôt que Byleth, nommé Seth devient le nouveau professeur à l’Académie des Officiers.

Une histoire similaire sans pour autant être identique

Contrairement au tout premier Fire Emblem Warriors, celui-ci se concentre uniquement sur l’univers de Three Houses dans sa nouvelle perspective et avec les personnages que nous avions pu connaitre dans le précédent jeu, incluant Claude, Dimitri et Edelgard, les trois principaux acteurs de chacune des maisons de l’Académie des Officiers. Mercenaire pour le compte du plus offrand, Shez se retrouve en plein Fódlan dévasté par la guerre. Honnêtement, après les innombrables heures passées dans Three Houses, j’étais très heureux de pouvoir revoir les mêmes personnages à nouveau.

Afin de conserver quelques traits similaires aux jeux de la franchise, vous aurez un système de combat qui reflète aisément ce que les jeux au tour par tour proposent également et ça, j’en parlerai un peu plus tard. Pour le moment, je vais me concentrer sur l’histoire du jeu.

En premier lieu, est-ce qu’il est mieux d’avoir déjà joué à Three Houses avant de se plonger dans Three Hopes? Non, ce n’est pas nécessaire mais c’est fortement recommandé au même niveau que je recommanderais aux joueurs de se lancer dans The Legend of Zelda: Breath of the Wild avant de se lancer dans Hyrule Warriors: Age of Calamity. Vous aurez droit à un long prologue qui servira de tutoriel et, également, vous permettra d’en apprendre plus sur les personnages incluant Seth, les leaders des trois maisons et le “Démon Cendré”, Byleth, et le groupe de mercenaires de Jeralt. Vous comprendrez donc, ici, que l’histoire se déroule peu avant le moment où, normalement, Byleth aurait rejoint l’Académie des Officiers. Ne vous en faites surtout pas, vous comprendrez assez vite pourquoi il se fait appeler le “Démon Cendré”.

De votre côté, vous pourrez en apprendre plus sur le mercenaire que vous incarnez, Shez, et devrez choisir pour laquelle des trois maisons vous aimeriez devenir professeur. Encore une fois, vos décisions feront en sorte que l’histoire évoluera selon les maisons ainsi que vos choix personnels. Pour ma part, comme dans Three Houses, j’ai choisi la route d’Edelgard.

Fait très intéressant : les personnages ont tous un voice acting, incluant Shez et, ma foi, quel plaisir que de pouvoir l’écouter parler et sentir son tempérament nonchalant et amusant. Pendant que les divers PNJs ont à coeur la situation de la guerre et l’impact que celle-ci aura sur leur vie, lui ne pense qu’à la baston et s’emplir les poches.

Je dois avouer que le début du jeu était quelque peu lent à mes yeux puisque nous n’avions en fait que des bouts de l’histoire de Three Houses sans réels changements mis à part la façon dont les combats ont lieu, soit en mode Hack’n Slash plutôt qu’en jeu de rôle tactique au tour par tour. Ça prendra quelques heures pour vraiment entrer dans le vif de l’histoire et s’imbiber de l’univers du jeu.

Un Hack’n Slash?

Effectivement, comme tout bon jeu “Musou”, cela signifie un jeu d’action de type hack’n slash dans lequel un coup d’épée peut envoyer valser une centaine d’ennemis simultanément. Nous sommes donc très loin du classique jeu dans lequel vous réfléchissez à votre action, vous déplacez votre personnage de quelques cases et vous effectuez une action.

La seule grosse problématique, je crois, est la façon dont la gestion de la caméra est proposée. On a tendance à se retrouver facilement perdu sur la carte car notre personnage ne pointe pas forcément dans la bonne direction. Ceci s’applique également aux hordes d’ennemis qui possèdent des chefs que vous pouvez sélectionner car avant de pouvoir les cibler, il se peut que vous ayez à jouer avec la caméra tout en combattant pour essayer de l’afficher à l’écran.

Ne vous en faites surtout pas! Si vous n’êtes pas familier aux jeux Musou et que vous n’avez pas joué au précédent Fire Emblem Warriors, sachez que le gameplay du jeu est très audacieux et fonctionne très bien avec ce que l’univers de Fire Emblem vous propose. Qu’à cela ne tienne, il y a tout de même des mécaniques Fire Emblem que vous connaissez probablement.

Un Musou stratégique à souhait

Planifiez le déplacement de vos troupes, changez de classes, modifiez vos équipements puis allez tabasser tous ceux qui se retrouveront sur votre chemin, c’est la base de ce que vous proposera Three Hopes. Ajoutez à cela la superbe technique de combat qui, un peu comme le principe des éléments, rendra l’épée efficace contre des troupes avec des haches qui, eux, seront efficaces contre des lances qui, à leur tour, seront efficaces contre les épées.

Le concept de Three Houses et de ses Adjudants, ces hauts gradés qui vous servent de soutien en combat et avec qui vous pourrez effectuer des attaques combinées sur vos adversaires, fait également office de retour dans ce nouveau titre, offrant ainsi une plus grande facilité dans des moments opportuns.

Bien entendu, sans oublier quelque chose qui vous permettrait de rehausser votre niveau de difficulté : vous aurez accès à un mode de jeu qui, à compter du quatrième chapitre, vous permettra de perdre de façon permanente des personnages qui vous assistent qui tomberaient au combat.

Une mécanique bien ficellée qui ne rappelera pas Harry Potter à Poudlard, pour une fois

Lors de votre périple, vous aurez à nouer des liens avec vos camarades de combat. Ce coup-ci, ce sera beaucoup moins fatiguant et ennuyant comparativement à ce que cela pouvait être à Poudlard… je veux dire à l’Académie. Discutez avec vos camarades, répondez à leurs interrogations pour tenter d’améliorer vos liens avec eux, achetez de nouvelles pièces d’équipements ou bien des objets qui seront nécessaires lors de vos prochains affrontement en un rien de temps. Vous pourrez également vous entrainer et développer vos classes de combat puisque celles-ci, comme dans tout bon Fire Emblem, jouent un rôle très important dans les divers affrontement qui vous attendent.

Bien que l’action en combat soit très rapide, vous pourrez avoir des moments plus relaxants lorsque viendra le temps de sélectionner des missions principales ou secondaires, des quêtes additionnelles et de la conquête. Ces différentes quêtes additionnelles vous permettront, entre autre, de faire plus de combats afin de monter de niveau et, ainsi, pouvoir poursuivre la quête principale avec plus d’aisance. Ne restera, maintenant, qu’à vous concentrer sur les différents butins de ces quêtes pour pouvoir mieux équiper votre équipe.

J’ai été soulagé d’une crainte

Bien que j’adore The Legend of Zelda: Age of Calamity, un des problèmes que j’avais eu était les problèmes de fréquence d’images qui arrivaient par moment et les restrictions visuelles d’ennemis quand nous étions en mode portable contrairement en mode télé. C’était tout de même très difficile de tenter de se convaincre que la problématique était liée aux grandeurs des cartes puisque celles-ci n’étaient pas forcément très grandes. Alors de voir un nouveau Musou arriver avec beaucoup de détails graphiques et de l’action à profusion, je me dois d’admettre que j’avais peur que le jeu soit également instable par moment.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir que l’image était très stable, sans perte et, au contraire, avec la vive impression que, par moment, l’image et les animations étaient plus doux et plus rapides. En toute honnêteté, j’aurais tendance à dire que le taux de rafraichissement d’images a même dépassé les 30ips par moment.

Pour clore le tout

Fire Emblem Warriors: Three Hopes est un excellent titre qui nous amène dans un univers parallèle du récit de son prédécesseur, Three Houses, au même titre qu’Age of Calamity nous a fait revisiter Hyrule dans le passé et dans lequel Link réussissait à vaincre le Fléau. Ce jeu demeure un Musou, donc un jeu assez niche qui ne plait pas forcément à tous les gamers, mais qui se rapproche beaucoup plus d’un Action-RPG tactique que d’un simple Hack’n Slash. Les combats sont vraiment très plaisants et remplis d’action, néanmoins ça peut demeurer quelque peu répétitif pour certains. Les zones sont superbes, la musique est très intéressante et l’histoire demeure tout aussi accrocheuse.

Un énorme “MERCI” à Nintendo pour la copie du jeu!

Nom du jeuFire Emblem Warriors: Three Hopes
Date de sortie24 juin 2022
DéveloppeurIntelligent Systems, Omega Force
SérieFire Emblem
ÉditeurNintendo
Plates-formesPC, PlayStation 5, XBox Series S|X
GenreJeu de rôle, Musou, Hack’N Slash, Jeu de tactique en temps réel
Mode de jeuSolo
LangueMultilingue (français inclus)

Fire Emblem Warriors: Three Hopes

79.99$
8.9

Graphismes

9.2/10

Trame Sonore

8.6/10

Jouabilité

8.5/10

Scénario

9.1/10

Durée de vie

9.3/10

Pour

  • Les décors sont superbes
  • L'histoire réimaginée est très bien
  • Shez est un excellent personnage sympathique
  • L'ajout des aspects de combat des autres Fire Emblem à ce Musou est une très bonne idée

Contre

  • Quelques soucis de caméra
  • Lent à débuter

Le Bêta-Testeur

Père de famille, gamer, chroniqueur pour Métro Média, développeur de jeu indépendant et programmeur dans la vie de tous les jours : j'initie mes enfants au plaisir du gaming avec les classiques des anciennes générations ainsi que les jeux récents.

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