TEST – Potion Permit vous amène à vivre en tant qu’apothicaire

Durée de lecture: 6 minutes

Pour les fans de jeux RPG aux allures de simulateurs de vie, ce titre pourrait être intéressant

Le développeur MassHive Media ainsi que l’éditeur PQube ont décidé de proposer aux fans de jeux de simulation RPG, un peu comme Stardew Valley, une nouvelle aventure du nom de Potion Permit, un jeu aux allures rétros et rempli de pixels.

Une histoire classique d’un nouvel habitant qui arrive dans un village et doit partir de zéro

Dans Potion Permit, le joueur joue le rôle d’un apothicaire envoyé dans le village de Moonbury depuis la capitale à la demande du maire. La fille de celui-ci est tombée malade et leur guérisseur n’est pas en mesure de retirer le mal qu’elle possède. Hélas, les habitants du village n’ont aucune confiance aux apothicaires et encore moins à ceux en provenance de la capitale suite à un incident du passé qui a causé de graves lésions aux terres du secteur et à sa végétation. Il vous faudra donc travailler d’arrache-pied pour gagner la confiance des villageois et pour remettre le tout en ordre à Moonbury.

C’est donc un récit solide au style quelque peu calqué de d’autres simulateurs de vie similaire qui nous est présenté, mettant au défi quiconque voudra essayer de se faire un nom car, à l’inverse de bien d’autres, vous commencez votre aventure que, déjà, tout le monde semble vous détester ou vous éviter comme la peste.

Un gameplay bien connu mais avec quelques tournures uniques

Le gameplay de Potion Permit ressemble beaucoup à Stardew Valley mais, également, à des jeu comme My Time At Portia ou Rune Factory. En revanche, quelques petites tournures uniques viendront combler le tout afin de ne pas créer un clone parmi tant d’autres. Le joueur passera ses journées à traverser le pays, rassemblant des ressources et combattant des créatures pour, généralement, se procurer des trucs qui pourront servir celui-ci dans sa tâche. En tant que seul apothicaire de la ville, le joueur a la lourde tâche de s’occuper des villageois malades et devra même gérer une clinique où les gens pourront se rendre lorsqu’ils se sentiront malades afin d’être diagnostiqués, puis soignés.

Chaque fois qu’un habitant malade se rend à la clinique, le joueur devra diagnostiquer ce qui les afflige par l’entremise d’un mini-jeu pour identifier la zone affectée, suivi d’un mini-jeu à la façon Dance Dance Revolution où vous devez tapoter les bonnes touches au bon moment ou un mini-jeu de mémoire, pour réussir le diagnostic et ensuite développer une potion pour les guérir.

Potion Permit demande au joueur de compléter de petits puzzles de blocs afin de préparer des potions, se basant sur les quatre éléments traditionnels, soit l’air, l’eau, le feu et la terre. Certaines potions n’autorisent que certains types de matériaux, restreignant ainsi le joueur à ne pas utiliser trop d’ingrédients ou les mauvais éléments.

Émettez un mauvais diagnostic ou laissez poireauter votre patient trop longtemps et il sera insatisfait, brisant ainsi la confiance de la ville et de ses habitants à votre égard. Ceci vous empêchera même, par moment, d’avoir accès à certaines quêtes secondaires et autres fonctionnalités du jeu si les gens décident de vous bouder et de ne plus accepter de vous parler. À l’inverse, si vous réussissez, les gens seront heureux et sauront vous faire plus amble confiance, vous donnant ainsi accès à de nouvelles quêtes et plus encore. Pour les fans de Stardew Valley toujours ou de Story of Seasons, vous aurez également la possibilité de vous lier d’amitié avec les citoyens et même trouver de la romance avec six d’entre eux, ayant même la possibilité d’avoir des relations de même sexe.

Les systèmes de cueillette de ressources et de combats sont assez basiques. Vous utilisez simplement les bons outils sur les bonnes ressources en choisissant entre la faux, la hache ou la masse et ces mêmes outils vous serviront pour tabasser les créatures qui rôdent. Chaque action effectué utiliser de votre endurance et, une fois celle-ci à zéro, vous ne pouvez plus effectuer aucune action, vous obligeant ainsi à dormir afin de vous reposer ou à utiliser des objets qui remonteront votre endurance temporairement.

Un style très rétro

Visuellement, Potion Permit a un style 16 bits mignon avec un joli mélange de couleurs vives et de pastels doux et subtils. Le style 16 bits crée une esthétique rétro familière qui rappelle, encore une fois, Stardew Valley, tout en permettant également de nombreux petits détails dans les environnements. Les personnages sont tous unique et bien animés mais, d’un autre côté, la conception de votre personnage est, quant à lui, assez limité.

Du côté audio, ça fait malheureusement un peu défaut car les sons sont très répétitifs et la trame sonore n’est pas très vaste non plus. Sans pour autant que ce soit mauvais, j’aurais aimé que celle-ci soit un peu plus approfondie ou un peu plus riche pour rendre le tout plus attrayant pour l’oreille.

Un petit jeu qui possède quelques bugs

Potion Permit n’est pas un jeu parfait, du moins je ne sais pas sur PC mais il ne l’est sûrement pas sur la Nintendo Switch. C’est un peu un coup de dés technique car, bien que le jeu fonctionne bien la plupart du temps, il peut arriver quelques petits freeze par-ci, par-là, des baisses de taux de rafraichissement d’images aléatoire et, entre autre, le mini-jeu de Whack-a-Mole dans l’arcade situé au sous-sol du bar qui ne fonctionne tout simplement pas.

De plus, certains éléments du jeu auraient pu être développés de manière beaucoup plus intéressante, à savoir la façon dont vous recherchez certaines potions. J’ai d’ailleurs reçu une table de recherche mais n’ai jamais été en mesure d’en apprendre par moi-même car toutes celles que je trouvais provenaient de séquences dans l’histoire et via un espèce de mini-jeu bizarre. J’aurais plutôt aimé pouvoir faire des tentatives par essai et erreur ou en trouvant des livres ou quelque chose du genre mais ce n’est malheureusement pas le cas.

Et quelle chose désagréable que de devoir se lancer dans un dialogue interminable de présentation avec un PNJ parce que le jeu a décidé que c’est à ce moment présent que vous devez vous présenter à ce personnage mais qu’au fond, ça fait déjà plusieurs fois que vous lui parlez!

Pour conclure l’expérience

Sincèrement, Potion Permit est un bon jeu, quoique possédant bien des failles. Il a une histoire très intéressante et un style vraiment super. On voit clairement que le studio avait de la suite dans les idées et certaines étaient très authentiques et uniques. Cela dit, les lacunes du jeu pourrait déplaire à certains adeptes de jeux de ce style, surtout s’ils ont de très grandes attentes. Cela dit, n’oubliez surtout pas qu’il ne s’agit pas ici d’un jeu d’un très gros studio et que, pour passer le temps et relaxer en s’amusant, c’est un investissement de moins de 25$ qui se prend bien. Une version physique au double du coût est également disponible.

Un énorme “MERCI” à PQube pour la copie du jeu!

Nom du jeuPotion Permit
Date de sortie22 septembre 2022
DéveloppeurMassHive Media
Série
ÉditeurPQube
Plates-formesNintendo Switch, PC, PlayStation 4, PlayStation 5
GenreJeu de rôle, jeu d’action, jeu de casse-tête, jeu de simulation de vie
Mode de jeuSolo
LangueMultilingue (français inclus)

Potion Permit

23.99$
7.4

Graphismes

7.8/10

Trame Sonore

5.9/10

Jouabilité

7.1/10

Scénario

8.1/10

Durée de vie

8.3/10

Pour

  • Les graphismes sont jolis
  • L'histoire est vraiment plaisante
  • Les puzzles et mini-jeux sont biens
  • Le gameplay est simple

Contre

  • Beaucoup de petits bugs
  • Gel d'écran par moment
  • Baisse de taux de rafraichissement aléatoire
  • Manque de peaufinement

Le Bêta-Testeur

Père de famille, gamer, chroniqueur pour Métro Média, développeur de jeu indépendant et programmeur dans la vie de tous les jours : j'initie mes enfants au plaisir du gaming avec les classiques des anciennes générations ainsi que les jeux récents.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.