TEST – Steelrising amène les concepteurs de Greedfall dans le monde des Souls-like

Durée de lecture: 6 minutes

Incarnez Aegis à l’époque de la Révolution française de 1789 dans un univers où le roi Louis XVI s’est emparé d’une armée d’automates

Le jeu Steelrising est un jeu de type Action-RPG aux allures de Dark Souls, ainsi donc un Souls-like, développé par le studio parisien Spiders et édité par les géants NACON et BigBen Interactive.

La ville est à feu et à sang en subissant la folie du roi Louis XVI et de ses violentes légions d’automates. Aegis, un chef-d’œuvre mécanique créé par l’ingénieur Vaucanson pour être le garde du corps de la reine, doit sauver la Révolution française. Face aux soldats mécaniques du roi, une précision mortelle sera nécessaire. Enchaînez esquives, parades, sauts et attaques dévastatrices pour vous frayer un chemin à travers Paris. Chaque combat mettra vos nerfs à l’épreuve et nécessitera une excellente discipline, tandis que les énormes patrons de machines implacables exigent de la patience et de l’habileté.

Voici donc le tempo de ce qui vous attend dans le tout nouveau Souls-like du studio!

Un autre Souls-like parmi tant d’autres?

On ne s’en cachera pas, le jeu Steelrising fait son entrée après la sortie d’Elden Ring ainsi que d’autres du même type, entre autres Thymesia que nous n’avons pas testé, mais également après l’annonce du gameplay officiel de Lies of P qui est prévu pour 2023. Les Souls-like battent leur plein et il reste donc à savoir si celui-ci saura tirer son épingle du jeu.

Nous sommes donc placé dans la peau d’Aegis, un automate initialement conçu par Vaucanson comme étant une ballerine, mais qui sera modifiée par celui-ci afin de devenir la garde du corps de la Reine Marie-Antoinette. Sous les ordres celle-ci, nous embarquerons pour un voyage qui nous emmène dans les rues dévastées de Paris, où s’entassent les cadavres de citoyens, de soldats, d’animaux et d’automates. Lors de notre progression, nous visiterons des lieux emblématiques tels les Tuileries, Montmartre ou même le Louvre. À la recherche de Vaucanson et d’une façon d’arrêter complètement les robots meurtriers du roi, nous ferons également connaissance de personnalités reconnus de l’époque, par exemple La Fayette ou Robespierre.

Sincèrement, le respect des éléments historiques de la Révolution française est ce qui m’a charmé le plus, s’en suivi des décors et les interactions que nous avons avec les emblématiques personnages, un peu à la saveur des Assassin’s Creed de ce monde.

L’histoire, en soi, est très bien racontée et ce, de manière très traditionnelle par l’entremise de scènes cinématographiques où même, par moment, nos décisions impacteront le cours des événements.

D’un autre côté, le jeu nous est présenté de façon très obscure et lourd avec un système de combat qui suit la formule des Souls-like, c’est à dire des combats qui sont à la fois méthodiques, complexes, intenses et où la stratégie principale sera l’esquive, la parade, la frappe avec les multiples armes que nous découvrirons, le tout avec une jauge d’endurance qui diminue à chaque mouvement. Bien entendu, qui dit Souls-like dit également : embuscades, montées de niveaux, équipements, “vous êtes mort”, la perte de l’essence accumulée jusqu’à ce que nous retrouvions notre point de mort et ainsi de suite.

Les points forts du jeu

Sincèrement, j’ai apprécié chaque seconde où j’incarnais Aegis et la façon dont celle-ci est contrôlée. Chaque mouvement de l’automate se réplique de façon à nous démontrer clairement qu’il s’agit d’un robot et qu’il y a certaines restrictions quant aux agissements qu’il peut avoir, le tout combiné à ces cliquetis que font les rouages et les engrenages du corps. Nous pouvons très clairement voir qu’il s’agit d’un robot qui avait été conçu pour la dance au départ grâce à ses mouvements fluides et gracieux lors des attaques.

Avec tout bon jeu du genre vient, comme mentionné plus tôt, la jauge d’endurance. Celle-ci, en revanche, sera légèrement différente dans Steelrising puisque l’automate aura la possibilité de regénérer sa jauge quasiment complètement si nous appuyons sur le bon bouton au bon moment, envoyant une charge de refroidissement sur les parties surchauffent. Bien entendu, chaque charge de refroidissement nous placera un malus de congélation qui ralentira nos mouvements et si, éventuellement, le malus atteignait son point culminant, nous serions littéralement gelé sur place quelques instants, pouvant être fatidique.

Du côté level design, je dois avouer que j’ai vraiment adoré comment le jeu a été conçu puisqu’en général, la plupart des jeux similaires ont souvent cet aspect très négligé des décors. Ici, en revanche, c’est tout le contraire : tout est soigné et parait bien. Chaque zone dans laquelle nous entrons est différente des endroits précédents, nous démontrant indirectement notre progression au coeur de Paris. Remplis de zones de tailles considérables, vous aurez la possibilité, par moment, de choisir où vous désirez aller et devrez ensuite progresser dans ces lieux labyrinthiques remplis de cadavres, de débris et de monstres mécaniques.

Éventuellement, vous viendrez à débloquer une calèche pour vos déplacements lointains, un grappin pour un peu plus de verticalité, des clés pour déverrouiller des socles pour ajouter des caractéristiques précises, des objets pour améliorer vos soins ou même vos armes, de nouvelles armures et plus encore. Évidemment, vous aurez aussi un arbre d’attributs, quelque peu limité, auquel vous pourrez choisir de monter de niveau pour obtenir plus d’endurance, de puissance, etc.

Sincèrement, tout ce qui touche l’aspect “jeu de rôle” est très réussi. Vous sentez vraiment la différence quand vous montez de niveaux et boostez vos compétences et les sept différents types d’armes que vous obtiendrez auront des avantages et des désavantages dans plusieurs situations. Heureusement, vous êtes en mesure d’équiper deux armes lors de votre progression. Vous pourrez ainsi alterner entre celles-ci quand bon vous semble afin de faire des combos dévastateurs.

Le fait de pouvoir retourner dans des endroits déjà explorés et de monter nos statistiques donne définitivement un avantage au jeu du point de vue rejouabilité.

Le jeu propose également des quêtes secondaires qui ont un style traditionnel. Elles ne sont pas très nombreuses mais peuvent être assez longues par moment et proposer du contenu fort intéressant et même avoir des scénarios plaisants à jouer.

Les points faibles, il y en a aussi

Souvent, dans les Souls-like, on a une certaine relation amour et haine qui se développe par rapport aux différents boss du jeu puisqu’en général, ceux-ci sont gigantesques, intenses, punitifs et inoubliables. Malheureusement, dans Steelrising, ils sont loin d’être aussi plaisants. D’ailleurs, j’ai utilisé sensiblement la même stratégie sur tous les boss et, à chaque fois, ça fonctionnait.

Si nous repensons au côté audio du jeu, il faut également se l’avouer : la bande sonore est quasi-inexistante et n’est que très peu mise en avant plan. Les effets sonores sont, en revanche, quand même assez bien.

Au niveau visuel, Aegis est une vraie merveille à regarder et donne vraiment l’impression d’être animée par ses rouages et ses engrenages. Le reste autour de nous, bien que visuellement plus beau que bien des jeux, incluant Elden Ring, demeure tout de même moins bien peaufiné.

Le jeu a eu quelques bugs, par moment, dont des créatures qui disparaissaient dans le sol ou même certaines qui attaquent à distance qui pouvaient littéralement me tirer au-travers des murs.

En conclusion

Steelrising offre une bonne expérience en tant que Souls-like, définitivement. Son côté RPG très bien conçu vous offrira également une grande variété de possibilité quant à la personnalisation des attributs d’Aegis, le maniement des armes, les armures et les modules que vous pourrez utiliser tout au long de votre aventure qui prendra une bonne trentaine d’heures à compléter à 100%.

Cependant, le comportement de l’IA ennemie est très facile à comprendre, les boss sont une simplicité minimaliste et le fait qu’une fois que vous avez terminé le jeu, vous perdez votre personnage et le tout se termine là sans avoir la possibilité de recommencer avec tout ce que vous avez amassé ne donne pas forcément envie de repartir pour une “nouvelle aventure” immédiatement. Cela dit, ce sera une aventure vraiment plaisante, surtout pour les fans de jeux Souls-like qui ont envie d’en avoir une bonne dose.

Un énorme “MERCI” à Spiders pour la copie du jeu!

Nom du jeuSteelrising
Date de sortie2 septembre 2022
DéveloppeurSpiders
Série
ÉditeurNACON, BigBen Interactive
Plates-formesPC, PlayStation 5, XBox Series S|X
GenreJeu de rôle, jeu d’action, Souls-like
Mode de jeuSolo
LangueMultilingue (français inclus)

Steelrising

59.99$
8.4

Graphismes

8.7/10

Trame Sonore

6.9/10

Jouabilité

8.9/10

Scénario

8.6/10

Durée de vie

9.0/10

Pour

  • Les graphismes sont très jolis
  • L'histoire est très plaisante
  • Les personnages historiques que nous rencontrons
  • La possibilité d'avoir des prises de décisions
  • Les combats sont plaisants

Contre

  • Les boss ne sont pas difficiles du tout
  • La trame sonore est oubliable
  • Quelques bugs par-ci, par-là
  • Tout perdre une fois qu'on a terminé le jeu

Le Bêta-Testeur

Père de famille, gamer, chroniqueur pour Métro Média, développeur de jeu indépendant et programmeur dans la vie de tous les jours : j'initie mes enfants au plaisir du gaming avec les classiques des anciennes générations ainsi que les jeux récents.

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