TEST – Watch Dogs: Legion, quand pirater est plus plaisant que dans Cyberpunk 2077

Durée de lecture: 4 minutes

Sorti à prime abord en 2014, Watch Dogs promettait beaucoup avec une solide campagne de marketing ajoutée à cela. Malheureusement, les promesses n’ayant pas été tenues, ça a refroidit beaucoup de gamers, dont moi, sur cette série

Le gameplay d’un ennui mortel, des graphismes qui auraient pu être mieux et des promesses rompues avant la sortie du premier titre, voici ce qui a fait que je n’ai jamais joué Watch Dogs 2 et qui ne me donnait pas envie de jouer le 3e titre de la série, Watch Dogs: Legion. Watch Dogs 2, on ne s’en cachera pas, est tombé rapidement dans l’oubli, suite à l’échec de son prédécesseur.

À la lueur de tout ceci, il semblerait qu’Ubisoft ait enfin appris de sa leçon. Watch Dogs: Legion a enfin quelque chose de complètement nouveau et de beaucoup plus concret.

Oui, je le sais… je fais mon test sur le tard. Ayant reçu un code après les Fêtes, j’ai manqué de temps par la suite pour en faire la couverture.

Watch Dogs: Legion se joue, ce coup-ci, à Londres. Notre célèbre collectif de hackers, DedSec, tente de découvrir qui vaut faire sauter le Parlement britannique mais, surtout, qui veut faire porter le blâme à ce regroupement. Le jeu commence de façon très directe : vous incarnez un hacker et devez vous infiltrer dans les bâtiments du Parlement via les égouts et découvrirez brusquement que vous avez été berné par un groupe nommé Zero-Day.

Suite à cela, DedSec verra ses membres se faire éliminer par une organisation paramilitaire privée, Albion. C’est à ce moment-là que vous, hacker en hibernation, serez contacté afin de ranimer DedSec.

Là où le jeu est énormément différent, c’est que vous n’avez pas qu’un seul protagoniste. En fait, vous allez devoir recruter d’autres hackers pour se joindre à vous et, à tout moment, vous pourrez en prendre le contrôle afin de parcourir les rues de Londres avec vos caractéristiques spéciales personnelles uniques qui pourront soit vous être bénéfique ou littéralement vous nuire. Dites-vous que l’individu que vous recrutez qui a un hoquet intermittent lorsqu’il est stressé sera définitivement un membre à éviter de prendre lors de missions nécessitant la furtivité!

Plus vous progresserez, plus vous débloquerez des parties de la ville ainsi que des multiples missions secondaires, des mini-games et, bien entendu, la suite de vos missions principales. Bien entendu, vous trouverez des gens qui pourront se joindre à votre équipe et également la quitter par de multiples façons différentes comme en étant arrêté par la gendarmerie, en étant kidnappé ou tout simplement tué. Il ne dépendra que de vous de savoir si vos membres sont importants ou non à vos yeux.

Les missions sont relativement redondantes. On parle ici de voler des informations sur un ordinateur, de pirater des systèmes de sécurité, de libérer des membres de la DedSec, de faire des combats à mains nues, de dribbler avec un ballon de soccer et diverses tâches complémentaires liées à des missions secondaires. Lors de vos missions, l’intelligence artificielle Bagley vous proposera l’approche à effectuer. Si vous décidez d’en faire à votre tête, vous n’en serez pas sanctionné. Vous pouvez vous la jouer « 1 man army » et foncer dans le tas ou vous pouvez décider de la jouer plus furtivement et placer des pièges, perturber les implants optiques, pirater des ordinateurs ou même utiliser des drones afin de réussir vos missions avec brio.

Au niveau visuel, on ne s’en cachera pas : Londres est magnifique! La ville possède un certain réalisme qui apporte un charme ultime au jeu. Chaque emplacement est distinct et apporte de magnifiques clins d’oeil à chaque coin de rue. Les rues sont bondées de gens, il y a des voitures et un traffic constant et même des voitures dépourvues de chauffeurs puisqu’elles sont entièrement robotisées! Sans oublier les drones qui survolent la ville de façon constante, incluant des drones de cargaisons, etc. Oh et, bien entendu, qui dit Angleterre dit « conduite en sens inverse ». J’ai eu quelque peu de difficulté sur ce point, je dois l’avouer!

Et du côté des points négatifs?

Bien que le jeu soit amusant, beaucoup plus que le premier, il a tout de même des défauts. Malgré le fait que j’ai reçu une copie pour la Playstation 5, j’ai eu quelques soucis de performances par moment. Non pas au niveau du taux de rafraîchissement de l’image mais surtout des moments où le jeu « gelait ». En plein combat, ce n’est pas super! L’intelligence artificielle est littéralement stupide, encore une fois. Par moment, vous allez foncer dans le tas et l’ennemi ne daignera même pas se rendre compte que vous avez agressé quelqu’un à trois pas devant lui… tandis que d’un autre côté, lorsque vous faites le tout le plus furtivement possible, il va arriver que les ennemis vous détectent même si vous étiez bien caché. Au final, ça m’est arrivé plus d’une fois de m’amuser à essayer de respecter les feux rouges, de me faire tamponner par une voiture derrière moi et de me retrouver avec la police aux trousses. Cela dit, l’intelligence artificielle n’est pas un défi majeur dans ce jeu, malheureusement, donc risquerait de déplaire à plusieurs.

Watch Dogs: Legion est définitivement un bon jeu comparativement à ses prédécesseurs. Il figure même dans les jeux que je considère comme étant des excellents jeux de 2020. Cela dit, il ne délogera pas Assassin’s Creed Valhalla, Immortals Fenyx Rising ou même Assassin’s Creed Odyssey dans mon cas… mais il détrône Cyberpunk 2077 de par son contenu et son gameplay d’une très belle façon.

Un énorme « MERCI » à Ubisoft pour la copie du jeu!

Watch Dogs: Legion

79.99$
8.9

Graphismes

8.9/10

Trame Sonore

8.6/10

Jouabilité

9.0/10

Scénario

8.8/10

Durée de vie

9.1/10

Pour

  • Visuellement très bien fait
  • Respect de Londres
  • Beaucoup de contenu
  • Beaucoup de hackers disponibles

Contre

  • IA déficient
  • Beaucoup répétitif
  • Trop de personnages jouables
  • Certaines quêtes totalement inutiles

Le Bêta-Testeur

Père de famille, gamer, chroniqueur pour Métro Média, développeur de jeu indépendant et programmeur dans la vie de tous les jours : j'initie mes enfants au plaisir du gaming avec les classiques des anciennes générations ainsi que les jeux récents.

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