TEST – Werewolf: The Apocalypse – Earthblood, un jeu qui a du mordant mais…

Durée de lecture: 5 minutes

Incarnez Cahal, un Garou de la tribu Fianna, dans l’adaptation en jeu vidéo du jeu de table de la lignée des Classic World of Darkness par White Wolf Publishing

Pour ceux qui connaissent l’univers derrière World of Darkness par White Wolf Publishing, vous connaissez au préalable un des trois classiques : Werewolf: The Apocalypse, Vampire: The Mascarade ou Mage: The Ascension, trois jeux de table d’horreur très réputés.

Dans le jeu vidéo, conçu par Cyanide Studios et publié par NACON, vous vivrez l’aventure de l’adaptation. Les loups-garous sont les protecteurs et les gardiens de Gaia, la Terre Mère. Dans Earthblood, vous êtes donc un loup-garou membre d’un groupe d’écoterroristes s’opposant à la Pentex, une société misant sur l’énergie et méprisant l’environnement et la pollution, ne cherchant qu’à s’enrichir grâce au pétrole et aux ressources diverses.

Vous incarnez donc Cahal, un Garou écoterroriste de la tribu irlandaise Fianna, forcé à s’exiler et à devenir un ronin après un incident lors d’une infiltration dans la filiale pétrolière de Pentex, Endron, qui tourna au cauchemar. L’incident le rendit fou de rage et il perdra ainsi totalement le contrôle.

Dans votre première mission, qui sert à la fois de tutoriel quant aux capacités de départ de Cahal incluant la métamorphose en Lupus et en Crinos, vous vivrez les moments qui menèrent le père de famille à sombrer dans la déchéance.

Les concepts du jeu

Dans Earthblood, vous serez amener à effectuer plusieurs missions les unes après les autres. Certaines affecteront même les missions futures ou même l’obtention de quêtes secondaires. Le jeu nous présente les différentes formes disponibles dès le départ et ce n’est pas pour rien, puisque chaque forme a sa propre utilité.

La forme humaine: excellente pour l’interaction avec des éléments physiques du jeu, comme des ordinateurs, des claviers pour déverrouiller les portes, discuter avec les gens ou même assassiner un ennemi furtivement.

Werewolf: Apocalypse - Earthblood
Forme humaine

La forme Lupus: idéale pour l’exploration, cette forme vous permettra de faire de la traque, de l’espionnage et de vous déplacer furtivement, sans oublier d’avoir la possibilité de passer par des racoins trop petits pour la forme humaine.

Werewolf: Apocalypse - Earthblood
Forme Lupus

La forme Crinos: la forme du loup-garou, mi-homme, mi-loup, est la forme de combat. Vous pouvez utiliser une pose « agile » vous permettant d’esquiver rapidement et de sauter plus haut ou une autre « frénétique » qui, plus costaude, vous rend plus lent mais physiquement plus violent. Lacérez, empoignez et fracassez brutalement vos ennemis, soignez-vous puis sautez sur une longue distance pour prendre un autre ennemi à la gorge pour le lancer de toutes vos forces. Définitivement, cette forme bestiale est la plus redoutable de toutes!

Werewolf: Apocalypse - Earthblood
Forme Crinos

La rage: Ajoutez à la forme Crinos un atout majeur : la rage. Une fois éveillée, vous êtes poussé dans une frénésie meurtrière incontrôlable qui ne s’arrêtera que dès que tous soient morts. Et je dis bien « tous »! Il est donc très important de doser l’utilisation de celle-ci car vous pourriez bien comprendre que les dommages collatéraux de la forme de loup-garou ainsi que sa frénésie sont bel et bien réels et pourrait même affecter votre interaction avec d’autres gens.

Certaines missions vous obligeront à être furtif, d’autres vous proposeront à l’inverse de tout détruire sur votre passage, mais la plupart vous laissera choisir vous-même votre stratégie personnelle. Chose sure, lors des combats, le jeu est d’une extrême violence et vous le ressentez! Chaque lacération laissera même sa giclée de sang sur votre passage, que ce soit le sang humain, le sang des loups-garous ou même des autres créatures surnaturelles qui se dresseront sur votre chemin. Plus vous avancerez dans le jeu et plus la rage de Cahal vous montrera à quel point il est dangereux.

Un jeu à la hauteur de nos attentes?

Muni d’une première bande-annonce dévoilée en 2019 qui semblait proposer un jeu d’action fort intéressant, Werewolf: Apocalypse – Earthblood est un très bon jeu au niveau du lore. L’histoire, très bien expliquée, permet d’en apprendre plus sur ce superbe univers qui, à l’origine, était issu d’un jeu de table narratif. Vous en apprendrez également plus sur l’histoire de Cahal et de l’invasion d’Endron qui détruit la forêt près de son Caern, le lieu sacré des Garou de sa tribu familiale.

Ajoutez à cela les incursions dans la Penumbra, ou l’ombre de la Terre, qui est en fait un monde des esprits qui est interrelié au monde physique. Lorsque vous effectuez des quêtes et des défis dans la Penumbra, vous obtenez des récompenses et même des portails entre chaque zone afin de vous y déplacer plus rapidement.

Les graphismes sont bien fait pour la majeure partie du jeu, hormis le visuel des humains qui est soit des copier-coller des différents membres d’Endron ou tout simplement par la morphologie bizarre des corps. Les formes de Lupus et de Crinos, quant à eux, sont superbement bien détaillées. La musique, quant à elle, n’est ni trop agressante, ni trop invasive. Je dirais même que par moment, nous n’y portons pas trop attention. L’histoire est très bien montée, digne d’un script, avec énormément de contenu. Les arbres de talents des différentes classes, permettant même d’obtenir des pouvoirs surnaturels, vous permettront également de mouler Cahal à votre guise et de développer ses compétences selon vos besoins.

Mais il y a tout de même de lourds points faibles

Cela dit, il y a deux points très importants à prendre en considération lorsque vous allez vous lancer dans Werewolf: The Apocalypse – Earthblood!

En premier lieu, la forme humaine des personnages incluant les déplacements, les expressions faciales, les mouvements de la bouche lors des dialogues et la gesticule sont dignes d’un jeu avec deux générations de retard. Même un cou brisé semble plutôt être une planche de bois que nous tenons affectueusement dans notre main avant de le lâcher… sans courbure, ni déchirure, ni même l’impression que la main a serrée ou même forcée.

En second lieu, la narration. Du moins, lorsque c’est narratif de façon à ce que Cahal raconte son histoire, ça passe très bien. On dirait un Maître du Donjon qui explique ce qui se passe à ses aventuriers lors d’un jeu de table. Mais lorsque vient le temps des dialogues entre deux individus ou pire, le temps de mettre des intonations ou des émotions dans ce qui est dit… Oh Mon Dieu!!! C’est affreux! Horrible! Un vrai désastre! À un point tel que si vous ne vous arrêtez qu’à cette partie, qui d’ailleurs est quand même une partie majeure d’un jeu d’aventure de ce genre, ça risque de vous donner envie de remettre le disque dans sa boite et de le ranger dans votre armoire à jeux!

Pour ce qui est du jeu et de l’expérience, ça demeure néanmoins un bon jeu. Très répétitif dans l’ensemble des quêtes et très peu de décors variables puisque le tout se passe majoritairement dans une usine, mais tout de même intéressant.

Un énorme « MERCI » à NACON pour la copie du jeu!

Werewolf: Apocalypse - Earthblood

66.99$
6.4

Graphismes

7.1/10

Trame Sonore

6.3/10

Jouabilité

6.7/10

Scénario

5.6/10

Durée de vie

6.3/10

Pour

  • Très bonne histoire
  • Beaucoup de lore
  • Utilisation de multiples formes
  • Système de combat plaisant
  • Belle décortication des arbres de talents

Contre

  • Aurait pu être visuellement mieux
  • Trame sonore manque de punch
  • Les dialogues sont vraiment mauvais
  • Très répétitif dans l'ensemble des quêtes
  • Incapable de changer de chapitres quand on veut

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *